Autour de la première semaine
8/09 : Que c'est bon de se reposer... Rien de notable pour ce jour. Si ce n'est que le collocataire qui devait rentrer dans la soirée m'a appelé pour me dire qu'il restait encore un jour à Séville.
9/09 : J'ai été au bureau des relations internationales pour régler la documentación, autrement dit, la paperasserie. Je n'ai même pas été surpris quand la coordinatrice de Cáceres m'a expliquée, presque effrayée, que la moitié des papiers que demandait la Sorbonne était en fait inutile. En soirée, Miguel est arrivé (vers 21h30) et m'a emmené "sur la montagne" de Cáceres : la vue y est magnifique, même la nuit ! On a dû parler peut-être une heure là-bas. Et il trouvait que je parlais très bien espagnol. Le menteur...
10/09 : Une semaine que je suis en Espagne. Il y a eu des moments d'anxiété, mais avec le recul, je me dis que je suis en train de faire quelque chose qui me tentait depuis très longtemps. Wah ! Je suis presque Espagnol ! pour fêter ça (ou pas) je suis allé au conservatoire. Bonne nouvelle ! J' ai parlé avec le prof de clarinette, qui a l'air très sympa. Il est d'accord pour me prendre comme "élève officieux" : en gros il fait un cours pour quelqu'un, mais j'en profite aussi. Il m'a même dit que si je trouvais que le niveau ne me convenait pas, je pouvais essayer d'aller au conservatoire supérieur de Badajoz. Mais bon, sans voiture, c'est pas très pratique.
11/09 : Pendant que certains (futurs) présidents font des cérémonies pompeuses retransmises presque toute la journée sur ma télé, j'ai visité la vieille ville de Cáceres, le casco antiguo, avec mon guide personnel attitré : Miguel ! C'était super ! Entre la visite du musée (gratuite), les anecdotes de presque chaque monument, les rencontres avec des gens comme le curé, qui parle français aussi bien que je parle espagnol (interpretez comme vous voulez), un voisin témoin de la guerre civile espagnole qui parle souvent avec les étudiants, ou encore des guides officiels, je ne me suis pas ennuyé ! En soirée, on a joué à la playstation avec des voisins de 15 ans qui parle n'importe comment (" un poaï " signifie " un jugador de por allí ").
12/09 : Ce matin, Miguel est parti dans son village. Il revient dimanche soir. Il est parti faire le plein de melons, tomates, saucissons et autres produits cultivés par son oncle. Il m'a d'ailleurs invité au moins deux fois par jour à aller avec lui un week-end, pour me montrer sa maison et sa famille, dont sa mère qui chante le flamenco très bien, apparemment. Cet après-midi, je suis retourné dessiner, sur la plaza de San Jorge, où je me suis posé la veille avec Miguel.
/image%2F1037798%2F20140508%2Fob_1abe58_erasmus-caceres-2014.png)